Témoignage de feu Souleymane WONE initiateur et membre fondateur du mouvement des amis de Cheikh Oumar Foutiyou TALL.

Mon très cher et Vénéré Thierno Mountaga Amadou Mountaga Cheikhou Oumar TALL, Khalife de la famille Cheikhou Oumar Foutiyou Tall.
Quand vous m'avez téléphoné pour me mettre au courant de votre intention d'écrire un livre sur le mouvement Omarien en m'exhortant de témoigner par ma plume sur le rôle capital que notre association et moi avons apporté à l'essor de celui-ci pendant ces onze dernières années, J'en ai ressenti à la fois beaucoup d'émotion, de fierté et de confusion.

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Émotion parce que je m'étais juré de ne jamais briser le solide rempart que j'avais élevé autour de cette association, de l'idée embryonnaire qui était à la base de sa naissance, du chemin parcouru et du travail surhumain réalisé avant ce 25 Mai 1980 qui fut le jour mémorable de votre intronisation.

- Fierté parce que c'est pour moi l'initiateur et mes amis membres fondateurs les premiers auxquels j'avais confié mon "intention-idée" une sublime façon de nous rendre hommage ici et maintenant ainsi qu'à tous ceux qui depuis le 10 Février 1980 jusqu'à ce jour n'ont cessé ni manqué d'apporter leurs contributions à l'effort de consolidation
de ce mouvement
- Confusion parce qu'il ne manquera pas de susciter des passions, des polémiques et des interrogations sur les véritables raisons de ce témoignage que d'aucuns s'empresserons de prêter à tort une allure de culte de personnalité ou de tentative d'éclabousser certains : mais loin s'en faut.



Cependant ; très sincèrement j'avais voulu me dérober, mais compte tenue du respect et de la constante admiration que je porte à mon "Mawdo", mon Marabout et mon khalife Thierno Mountaga TALL que j'avais connu sous l'ombre sainte de Thierno Seydou Nourou TALL (Raddi ya lahou Talla anehou), je n'avais pas le droit de me rebiffer. Étant donné aussi mon attachement indéfectible qui ne souffre d'aucune ombre de doute à mon père, mon guide, mon protecteur et complice Thierno Seydou Nourou TALL ; qu'on réussira ; la sénilité aidant, à dresser contre moi dans les dernières années de sa vie : Je ne pouvais qu'accepter.

Ce qui est impossible, c'est que la vie soit si incompréhensible mais j'ai la certitude aujourd'hui que l'homme qui m'avait couvé pendant plus de 15 ans en dépit de toutes les cabales pour nous séparer savait du point de vue purement ésotérique que je serai 2 ans après notre brouille le cerveau qui allait avoir après sa mort, la gigantesque "idée-intention" d'organiser la première "MBOUMBAYA" cérémonie d'intronisation et d'allégeance à Thierno Mountaga TALL.


N'oubliez pas que l'homme était loin d'être ordinaire, c'était un surhomme.
Cet événement devait marquer le point de départ des cérémonies de commémoration annuelle de la Mort de Thierno Seydou Nourou TALL par l'association des amis de Cheikhou Oumar Foutiyou TALL (Raddiya lahou Talla anehou) fruit de cette idée.
Cette association permettra par son travail et sens d'organisation de valoriser 19 titres fonciers en plein coeur de Dakar grâce à la générosité de l'ex Président SENGHOR pour la grandeur de son âme et celle du mouvement Omarien.




J'accède donc a votre requête d'autant plus volontiers que votre ouvrage vient a son heure, qu'il s'adresse par delà les membres de l'association des amis de Cheikhou Oumar TALL et de la famille TALL qui constituent la cheville ouvrière du mouvement d'Oumar, à tous les musulmans, à tous les hommes et surtout à tous les jeunes qu'anime la plus noble des vocations celle de se prodiguer de servir l'Islam dans la paix la concorde et la justice en mettant à leur profit de tels exemples d'honneur et de désintéressement.

Vous avez Thierno Mountaga tenu à ce que je retrace cette belle et exaltante aventure depuis le 10 Février 1980 qui a vu la première "idée-intention" prendre forme dans ma tête jusqu'à l'inoubliable journée du 25 Mai 1980 qui verra votre intronisation sanctionnée par l'allégeance de milliers d'hommes et de femmes : admirateurs, sympathisants, amis, disciples et membres de la famille Cheikhou Oumar Foutiyou TALL. Et de relater brièvement ici l'évolution du mouvement, j'allais dire de l'association en mettant en exergue ses problèmes, ses limites, ses hauts et bas mais aussi ses acquis et priorités. Puisqu'aucune oeuvre humaine n'est parfaite et ne saurait y prétendre que les uns et les autres qui se sentent ou croient être visés, choqués, indignés par ces témoignages ou qui y décèlent des omissions déformations ou mauvaises interprétations de leurs noms, actes, actions ou positions sachent tout simplement que cela est dû à de mauvais tours que ma mémoire a bien voulu me jouer.

Qu'ils veuillent bien me pardonner de ces amers souvenirs ou erreurs si erreur il y a d'un homme qui a cherché tout au long de ces rappels d'être quitte avec sa conscience parce-que n'ayant de comptes à rendre qu'à DIEU LE TOUT PUISSANT. Et de n'être habité par aucune intention noire de nuire mes semblables ou volonté manifeste et préméditée d'offenser ou de blesser les croyants que vous êtes. Qu'on ne s'étonne donc pas ici du rappel de quelques mauvais souvenirs. C'est dans l'ordre des choses ; ils font partie, autant que les bons de notre passé.                

Écrire l'histoire ne saurait consister à narrer quelques épisodes souriants, glorieux et exaltants. C'est ce qui fait dire à Lissagaray : " Celui qui fait au peuple de fausses légendes, celui qui l'amuse d'histoires chantantes est aussi coupable qu'un géographe dressant des cartes menteuses pour les navigateurs ". Je n'ai tout au long de ce travail hormis DIEU, qu'un seul censeur, ma conscience et mon souci permanent d'objectivité pour éviter à l'histoire de bégayer, malgré la fameuse assertion " Vérité au delà des Pyrénées erreur en deçà ".




Mais là n'est pas le principal intérêt de mon témoignage. Si le croyant que je suis a une horreur instinctive du culte de la personnalité qui n'est en définitive qu'une forme déguisée d'idolâtrie, je ne pouvais sans être exégète de la sainte parole non plus rester sourd a cette exhortation du Saint "CORAN".

" Allons croyants, debout !
Témoignez pour DIEU avec justice
Contre père et mère, ou proche parent.
Qu'il s'agisse d'un nanti ou d'un nécessiteux,
Car DIEU a priorité sur les deux.
Si vous louvoyez ou devenez indifférents
Dieu demeure bien informé de ce que vous faites ".


"Si mémoire ne ment" je ne me rappelle pas avoir eu a découdre directement ou explicitement avec Thierno Seydou qui s'est retranché dans un mutisme total et s'en est limité à ce qu'on lui avait raconté sur moi jusqu'à sa mort survenue le 25 Janvier 1980. On a jamais eu l'occasion de reparler ni de tirer au clair cette affaire dont on était tous les deux que d'innocentes victimes d'une formidable machination dont les premières tentatives de nous séparer en 1972 et en 1976 se solderont par un échec, mais celle du 10 Février 1978 sera la bonne et absolument fatale à nos relations. Par respect à l'âme de ce grand soufi et étant seul comptable de mes propres actes, j'ai opté par décence de ne pas relater ici les circonstances dans lesquelles cette situation conflictuelle a été crée entre nous.


             


La place d'un tel débat n'est peut-être pas ici voir même caduque, mais les acteurs d'hier auront en conscience cette iniquité de n'avoir jamais accepté, de lâcher du lest.
Onze ans après sa disparition qu'il me soit permis de rendre hommage à un homme qui fut plus qu'un père pour moi ne serait ce que pour le soutien matériel et surtout moral qu'il m'a apporté tout au long de notre riche et longue communion.

Le seul soutien moral et l'honneur qui me vaut d'être son émissaire, son coursier et confident valent plus que des milliards pour moi au regard de l'immense plaisir et la satisfaction intérieure que me procure le prestige d'être à côté d'un si grand et si vénérable homme. Pendant des années, j'ai supporté sur mes pauvres épaules une tête : magasin de tant de "secret" enfouis dans ma mémoire qui ont rythmé ce long processus de complicité. Et j'ai fait le serment de les garder et de ne restituer cette kyrielle de secrets qu'à ma dernière demeure comme il l'a fait lui même. D'où toute la force de l'enseignement de Pauwels  «L'homme de qualité exige tout de soi. C'est un souverain. L'homme sans qualité exige tout des autres. C'est un despote».

C'est banal mais profondément vrai que "Dieu est le plus juste des juges" lui qui, par d'étonnantes combinaisons du destin et du hasard m'insufflera la plus coriace, la plus audacieuse et la plus noble des idées un Dimanche 10 Février 1980 soit 15 jours après le décès de Thierno Seydou Nourou TALL (Raddiya lahou talla hanehou) le 25 Janvier 1980 qui coïncidera curieusement  au 2ième  anniversaire de notre brouille  le 10 Février 1978. Le très Haut avait voulu par cette manière offrir une baraka pardon une chance car c'en était une à "l'excommunié" de la cour Omarienne que j'étais si je puis m'exprimer ainsi, de se réhabiliter par la grande porte moi qui étais sorti par la petite. Ce jour j'étais de tour chez l'une de mes épouses Fatimata Sow dite Néné Gallé aux HLM Fass.

       

Après les premières lueurs de cette idée, c'est à mon ami Hamidou Diaw que j'ai confié le premier mon intention d'organiser cette cérémonie d'allégeance pendant qu'on déjeunait: il était 13 heures 45 minutes exactement. J'augurai à cet instant même la circonstance unique que tous les musulmans les halpulars pour ne pas dire tous les Foutankés devaient exploiter pour faire allégeance à Thierno Mountaga Ahmadou Mountaga Cheikhou Oumar Tall et du coup éviter à la famille Cheikhou Oumar Tall un déclin lent mais sûr que la mort de son illustre guide allait favoriser. Et il ne nous restera plus qu'à se souvenir du passé glorieux de cette auguste famille.

Mon ami DIAW Hamidou avait accueilli de manière glaciale l'idée-intention en me déconseillant l'obstination de vouloir mettre vaille que vaille mon projet à exécution, peut-être parce qu'il n'avait pas entrevu l'importance et l'impact d'une telle organisation quoi qu'il m'ait mis en garde contre d'éventuelles résistances et réticences de la part de certains. Je ne tarderai pas d'ailleurs à m'en apercevoir. Malgré cette première confidence tombée dans l'oreille d'un sourd ou plutôt d'un interlocuteur très prudent sur les obstacles futurs de toutes sortes sur lesquels nous allons buter, je ne démordais pas de mon idée, et ce d'autant plus que mes deux épouses Khady BA et Néné Gallé SOW ne se sont jamais lassées de me prodiguer leurs conseils en me réitérant leurs encouragements d'aller jusqu'au bout.

A la suite de quoi je me suis décidé a prendre mon bâton de pèlerin pour acquérir quelques premiers amis à ma cause. C'est ainsi que je suis allé voir Habibou DATT à l'époque proviseur du lycée Blaise Diagne de Dakar pour lui soumettre mon projet. Il ne trouvera rien de mieux à me dire que de s'engager avec moi dans cette exaltante aventure : c'était le 12 Février à 10h30.Le lendemain 13 Février 1980 me rendant à la Banque Nationale du Développement du Sénégal (BNDS) pour faire un retrait bancaire, je tombe sur la personne de Ousmane Aliou Gadio un ami de longue date que je voyais très rarement, sortir de cette première. L'ayant interpellé et après lui avoir mis au courant de mon projet Mr GADIO m'assurera de son soutien et de sa disponibilité quand à son idéalisme sincère de ne ménager aucun effort pour la réalisation et l'aboutissement de cette sacrée initiative. Son engagement sera d'ailleurs a la mesure de ses promesses car il acceptera de donner son temps et de mettre à notre disposition sa maison comme siège social provisoire de l'association.


Ce fut ensuite au tour du colonel Ahmed SY, Moussa TALL, Demba TALL, Tidiane Alassane SALL d'être mis au parfum, et ils accepteront dès nos premiers entretiens de partager avec nous cette passion Omarienne. Je précise en passant que le colonel Ahmed SY Capitaine de douane à l'époque connaîtra deux avancements en deux ans d'existence de notre association. Hasard ou baraka divine en tout cas je relève que la coïncidence  est frappante et ressemble fort bien à une récompense allouée à cet homme pour tous les efforts consentis au service du Khalifat d'Oumar. Étant donné que nous avions l'aval et le soutien de Thierno Mountaga TALL, les premiers marabouts contactés furent les Vénérés Feu Thierno Hamidou SY et le regrété Ahmadou Ibrahima DATT. Je me plais aujourd'hui de rappeler ici cette anecdote de Feu Ahmadou Ibrahima DATT père de mon ami Habibou DATT «Glorifier quelqu'un que Dieu a grandi n'entamera en rien ni notre gloire ni notre grandeur».

Avec le temps j'ai tenté de percer le mystère qui englobait cette assertion ; J'en ai tiré cette conclusion qu'étant plus âgé que Thierno Mountaga TALL et en tant qu'une sommité religieuse incontestable ayant une affiliation directe de par sa branche maternelle à celui-ci rien ne l'empêcherait "Inchallah" d'appuyer notre projet convaincu que cela ne diminuerait en rien sa grandeur mais l'accroîtrait davantage. C'est dans ce cadre que feu Thierno Hamidou SY nous apportera son soutien agissant en nous remboursant les frais de carburant que notre déplacement vers lui avait occasionné. Notre travail d'information et de sensibilisation persistant, nous avions pu rallier à notre cause beaucoup d'hommes et de femmes de grande qualité qui ont accepté dès le départ de s'embarquer dans le train de l'aventure Omarienne. Notons en passant que mon ami Hamidou DIAW ralliera dès les premiers jours. Ce sera ensuite la mise sur pied de la première commission de travail composée des vingt et une personnes suivante :

THILLE-BOUBACAR                                    NDIOUM                                                             COMMUNE DE PODOR                                                         YIRLABE
Amadou Hamet SALL                                    Souleymane WONE                                            Colonel Hamet SY                                                                  Mamadou Saïdou BA
Amadou BARRO                                Tidiane Alassane SALL / Habibou DATT                        Moussa TALL                                                                          Ousmane Aliou GADIO

LAO                                  BOSSEA                                     NGUENARD                                 DAMGUE KANEL                 SEME                                       COMMUNE DE MATAM
Demba TALL                     Demba KANE                             Mamadou Dialta ATHIE                 Sidiki DAFF                           Abdourahmane KAMARA         Hamady DIAW
Amadou Malick GAYE       Wouly DIOP                               Baïdy THIAM                                 Mamadou NDJIM                  Samba KAMARA                      
Hamidou DIAW 

Voilà les personnes qui ont conduit les premiers pas de l'association des amis de Cheikhou Oumar Foutiyou TALL dont de très braves femmes qui reléguerons toutes leurs préoccupations quotidiennes au second rang pour ne vivre que pour cette ambitieuse et noble aventure religieuse. Il s'agit de : Astou SOW dite Aïssatou DATEL,
Adja Mame Marie DIANE,  Oumou Salamata TALL, Khady WONE née BA, Aïssata WONE née NDIOM, Fatimata WONE dite Néné Gallé SOW, Siné DIOP, Adja Rokhaya FAYE, Marie DIOP à Angle Ndioba, Baïdy Débo DIOP à Fass Paillote, Houdou TALL, Fatou Samba SALL à Pikine Icotaf, Coumba Kome TALL née BA, Adja Awa BA, Haby Aïssata BA à la sicap Liberté, Aïda Seck, Aïssatou HANN à Grand Dakar, Adja Dandio Seydou à Diaksao et Khady BA à la Cité Pépinière. Elles nous ont été précieuses pour avoir drainé pendant lejour "J" d'impressionnantes foules féminines. Comme l'a si bien dit Simone de Beauvoir  "On ne nait pas femme on le devient".

De tous ceux que j'ai cités, j'étais le seul à détenir une Renault 4 Fourgonnette qui nous servait de moyen de locomotion avec laquelle je redéposais  tous les camarades qui ne pouvaient pas trouver de voiture après de harassantes démarches et réunions qui se terminaient très souvent tard dans la nuit vers 1 heure du matin. D'autres étaient véhiculés mais les contraintes professionnelles dues à des emplois de temps impossibles les empêchaient souvent de participer aux réunions de travail.

Il y avait d'un autre coté les protégés de Thierno Mountaga TALL qu'il nous conseillera dès le début de contacter. Ce que nous ferons sans plus tarder en rentrant en contact avec le colonel Mamadou Oumar SY de Ndioum, son frère Oumar Amadou TALL, Amadou Hamet SALL, Cheikhou Oumar Mountaga Daha TALL et ses frères qui se révélerons au départ être très réticents sur cette initiative.

Thierno Mountaga TALL après avoir donné son accord de principe se rétractera trois fois en intimant l'ordre à Ousmane Aliou GADIO de renoncer à notre projet d'autant plus que certains membres de la cour des "TALL" le voyaient d'un très mauvais oeil.  Je précise en passant que je me suis abstenu de faire partie de la délégation qui était allée contacter ces hommes pour des raisons tout à fait personnelles. Ils avaient argué qu'une telle initiative ne trouvera pas d'échos favorables auprès du public, elle n'aura ni répondants ni adeptes donc mieux vaut s'épargner une telle humiliation. Mais je crois très sincèrement avec rumeurs à l'appui que ceux qui avaient réservé à notre initiative un accueil froid à la limite glacial avaient des états d'âmes que seule l'implication de l'initiateur justifiait.

En dépit des tentatives de certains de faire de cette idée un mort-né parce qu'elle ne venait pas d'eux, ils n'ont fait finalement que renforcer notre conviction de continuer ce mois et demi de travail déjà opéré marqué par des contacts, des réunions, des correspondances et des tentatives individuelles de faire fléchir l'aile dure. Nous arriverons à museler certains, à convaincre d'autres tels que Oumar Amadou TALL frère de Thierno Mountaga de rattraper le train en marche afin que l'histoire puisse leur réserver une bonne place le jour où les hommes se plairont à l'égrener.  Pour ce faire nous mettrons en marche une machine de travail très huilés. La maison de mon ami Ousmane Aliou GADIO servira de base de départ et de point nodale des premières rencontres de ces sept premiers aventuriers de la première aventure de ce qui allait désormais devenir la Ziarra annuelle Seydou Nourou TALL.

Ce que nous appelons communément  l'association des amis de Cheikh Oumar Foutiyou TALL peut s'enorgueillir d'être partie de la muse d'un homme Souleymane WONE avant de s'étendre à six autres compagnons d'arme Habibou DATT, Ousmane Aliou GADIO, Colonel Hamed SY, Moussa TALL, Demba TALL et Tidiane Alassane SALL . Ils ont  été les premiers à oser croire à cette audacieuse idée-intention qui au départ frisait la démesure mais n'en était pas moins matérialisable . Cette affaire de sept personnes que
d'aucuns  qualifieront comme le meilleur hommage posthume rendu a l'une des plus illustres, des plus charismatiques et des plus vénérables figures du Sénégal pré et post indépendance deviendra dès les premiers jours l'affaire de tous ces hommes et femmes précités et postcités.

Elle est devenue un patrimoine commun à tous les musulmans, admirateurs, sympathisants et disciples de ce saint hors paire, mais aussi repère de foi, source de motivation et de fierté de la communauté musulmane en général et des Alpulars en particulier. Ces précurseurs que nous fûmes se satisfont aujourd'hui d'avoir porté sur les fonts baptismaux une oeuvre colossale qui a requis l'appoint et le soutien de tous dont les premiers furent et restent les vénérés Serigne Abdoul Aziz SY et Thierno Mountaga TALL.

Nos noms seront à jamais associés à l'histoire de cette famille voir de ce mouvement car nous avons osé refuser l'attentisme, la démission et la facilité pour empêcher la flamme qui illuminait la famille Cheikh Oumar Foutiyou TALL de s'éteindre avec la disparition de son illustre descendant Seydou Nourou TALL d'où l'idée de ranimer ce foyer ardent autour de Thierno Mountaga TALL avec l'organisation de cette première "Mboumbaya" qui donnera cette ziarra devenue pérenne. Mais l'histoire tout court incrustera ces noms en lettres d'or dans les annales religieuses du pays pour avoir fait d'une idée une réalité de celle-ci naîtra un événement de celui-ci jaillira une tradition qui focalisera des passions, suscitera des rancoeurs, des rivalités, des jalousies, des jaseries mais cimentera des amitiés et renforcera la foi et la fierté des uns et des autres. Comme le disait l'autre : le difficile n'est pas d'avoir une idée mais c'est d'y croire jusqu'au bout, de la vivre et de la réaliser. C'est ce que nous avons fait d'amont en aval depuis l'aube de l'an 1980 jusqu'au crépuscule de l'an 1991. Je crois aujourd'hui qu'un bref recul de nos mémoires nous donne tous adversaires ou partisans d'hier aprés onze années de commémoration à la mémoire de notre prestigieux, guide, des raisons de nous réjouir avec naturellement un inégal bonheur.

Parce-que nous ne pouvons oublier bien de compagnons membres fondateurs comme nous qui sont tombés en cours de route et de batailles avant les premières victoires. Je voudrais saisir cette occasion pour rendre hommage à ces premiers idéalistes sincères, compagnons des premières heures et combattants des premières batailles qui n'ont pas attendu le succès pour revendiquer la première place dans le peleton de tête, mais on oeuvré inlassablement à l'accouchement de cette entreprise titanesque en contribuant surtout à donner à cette idée un corps et à lui insuffler une âme. Je veux nommer des amis comme Sidiki DAFF de Kanel un battant et efficace compagnon des premiers rêves, Khalidou DIA de Ndioum qui n'a jamais joué le rôle de figurant, Samba THIAM de la radio dont la voix au service de la dynamique Omarienne ne s'éteindra qu'avec sa mort, le capitaine Baba DIALLO commandant du corps urbain de la police a toujours mobilisé son énergie au service de ce rêve. Je ne saurai terminer sans citer les vénérés Thierno Hamidou SY et Thierno Amadou Ibrahima DATT dont les premières bénédictions ont eu un impact certain sur nos premières ardeurs et avaient achevé de renforcer notre sentiment de finalité.

Depuis le 10 Février 1980 jusqu'à ce jour que du chemins parcourus d'obstacles contournés, et d'achoppements vécus qui nous exigent par circonspection de mesurer notre euphorie car si nous avons eu des succès bien des objectifs escomptés restent encore à atteindre.

Nous avons à parachever l'oeuvre de construction de la mosquée dédiée à Cheikh Oumar Foutiyou TALL, à parfaire nos limites et failles en matière organisationnelle, à étendre l'espace d'allégeance  jusqu'ici exigu et limité à certaines régions d'Afrique et du Monde sans oublier l'institut islamique dont le coût avec celui de la mosquée sont évalués à "02 milliards 250 millions". Au tout début de la formation de notre première commission financières, nous avions réussi dès la première année de 1980 à amasser la rondelette somme de 2.695.000 Francs provenant de mécènes dévoués à la première initiative.

Cet argent nous permettra de faire face aux premières dépenses inhérentes à notre première cérémonie d'un coup de 2.400.000 Francs. N'est ce pas là un formidable bond en avant pour un début, quant on sait que le projet était voué au départ à l'échec et à un fiasco total selon toutes les prévisions de perspective des plus douteux prédicateurs. Aujourd'hui nous n'en sommes plus à des histoires de millions, mais de milliards, en dépit de tous les efforts déployés pour parachever la mosquée et amorcer l'institut Islamique, sur les 2 milliards 250 millions à réunir nous n'avons pu en 11 ans de recherche de fonds dépasser la barre des 175 millions. Rehausser la personnalité Omarienne, réussir cette oeuvre gigantesque que sont la mosquée et l'institut par tous et pour tous; tels doivent être nos leitmotive. Malheureusement il nous manque surtout cette générosité, cette obéissance à l'endroit de nos guides et confréries malgré nos déclarations d'allégeance qui tranchent nettement avec les attitudes et capacités de mobilisation, d'obéissance et de générosité de nos cousins Mourides. Et pourtant notre communauté regorge d'hommes et de femmes riches mais souffrant d'une grande déficience en générosité.

Il est aujourd'hui établi que 85% de nos ressources financières destinées à l'achèvement de la mosquée proviennent des ressortissants des zones rurales et semi-citadines. C'est dire que la générosité ne semble pas être un trait de caractère principal de la communauté partageant le rêve d'Oumar quand on sait qu'elle est étoffée d'hommes et de femmes tellement nantis que la prise en charge de cette facture est loin d'être salée pour eux. Méditez ceci croyants " Donnez pour Dieu Il vous le remplacera  cent fois plus ".

C'est peut être ce qu'a compris Ndiaye DEME dont l'exemple mérite d'être cité. Son amour pour notre Cheikh n'est pas seulement une question de mots, mais s'accompagne d'actes dont la vertu et la portée sont connues de tous. Cet homme exemple de fidélité et d'allégeance totales est certainement le seul mouride parmi nous car il est capable en fonction de ses moyens financiers de tant de sacrifices (morale, matériel et financier) sans hésitation aucune, pour satisfaire toutes les exigences du khalifat Omarien ; parce-que convaincu que la pensée de Cheikh Oumar Foutiyou TALL et de Thierno Seydou Nourou TALL est inattaquable. On me rétorquera : il peut se le permettre parce qu'il est riche, malheureusement il n'est pas le seul richard parmi nous " mais ne donne pas qui veut " il faut avoir cette force du coeur.

C'est son obéissance à son Cheikh sans lui opposer la moindre résistance, sa foi en lui qui l'ont amené depuis la construction du mausolée de Thierno Seydou à la réduction du coût financier de la mosquée en passant par d'autres gestes de hautes portée à investir la rondelette somme de plus de cent millions de nos francs dans les oeuvres Omariennes. Si nous ne devons témoigner que pour Dieu avons-nous le droit de taire les bienfaits d'un tel homme qui a accepté de renoncer à son libre arbitre au nom de tout ce qui touche la famille d'Oumar TALL ? " Ô croyants sachez que, glorifier quelqu'un que Dieu a déjà grandi ne diminuera et n'affectera en rien ni notre gloire ni notre grandeur ". Nonobstant ces quelques hics nous avons aussi des raisons de nous réjouir d'avoir réussi un pari qui, il y a onze ans était considéré comme une gazeure voir même une utopie. C'est vrai que tout est possible à celui qui croit aussi longtemps qu'on refusera de baisser les bras.

Si le bonheur peut être défini comme la satisfaction d'avoir réussi à surmonter des obstacles, nous pouvons dire que nous avons réussi. Nous avons maintenu haute et lumineuse la flamme Omarienne, fait de Thierno Mountaga Ahmadou Mountaga Cheikhou Oumar TALL notre point de mire, pôle d'allégeance , symbole d'unité et d'espérance de la famille TALL et surtout guide spirituel des centaines de milliers d'hommes d'ici et d'ailleurs qui ont fait allégeance totale. Sans parler du Mausolée Saïdou Nourou TALL d'une valeur de 70.000.000 de francs qui a été entièrement et gratuitement financé sur les fonds propres de Ndiaye DEME un membre très dévoué de notre association. Etant maître d'oeuvre des ouvrages à réaliser, il ramènera la facture de la fondation de la mosquée de 125.000.000 de francs à 105.000.000 soit une substantielle réduction de 20.000.000 de francs et celle de la dalle de 108.000.000 de francs à 70.000.000 de francs soit une constante réduction de 38.000.000 de francs.

N'est ce pas une preuve époustoufflante et sans nuage de sa générosité et de son allégeance totale au Khalifat Omarien ? Que Dieu nous multiplie dans nos rangs des milliers d'hommes et de femmes comme Ndiaye DEME.

Je ne terminerai pas sans avoir relaté ici un aspect capital du rôle salutaire que notre mouvement a joué sur le plan social au profit des réfugiés Mauritaniens que les vicissitudes de l'histoire ont rejeté de la rive droite à la rive gauche. C'est ainsi que l'association des amis de Cheikhou Oumar Foutiyou TALL sous le parrainage de Serigne Abdoul Aziz SY et Thierno Mountaga TALL prendra une part active dans la vaste opération de collecte de fonds d'une valeur de 37.000.000 de frs et de dons en nature estimé à 13.000.000 de francs qui ont été intégralement distribués à nos parents déportés installés le long de la vallée du fleuve Sénégal bravant stoïquement et dignement des conditions climatiques peu clémentes. Nous avons bon espoir que tous ceux qui se dévouent honnêtement, gracieusement, gratuitement, généreusement et désintéréssement a tout ce qui touche les intérêts Omariens peuvent être certains des milles et un bienfaits de Dieu et de sa baraka qui se répandront inéluctablement sur eux et leurs progénitures.

Qu'Allah le tout puissant qui a priorité sur tout et tous accorde à ces hommes et femmes et à leur descendants mille et une récompenses à la hauteur de leur dévouement pour la famille d'Oumar. A tous ceux que j'ai cités plus haut à ceux que je ne saurais citer ici et a tous les proches de Thierno Mountaga TALL qui ont bien voulu rehausser de leur  présence ce 25 Mai 1980 jour de son intronisation, nous rendons un hommage sincère et mérité. Ils ont été nombreux ce jour et parmi ces hommes et femmes de qualité il y en avait un qui mérite plus qu'un coup de plume fugitif mais un hommage vibrant à la dimension de son altruisme et allocentrisme. Il s'agit du très saint, du défenseur infatigable de l'unité des confréries et de la Umma islamique le vénéré El Hadji Abdoul Aziz SY Khalife général des Tidianes.

Nous ne pouvons ne pas rendre hommage à Dabakh Malick dont l'engagement et surtout la fidélité pendant ces onze années nous ont été très précieux et d'un apport inestimable à la lumière de ce qu'il y a de plus saint de plus sage en cet homme. Il a su incarner au plus haut niveau la plus belle des jonctions entre la famille de Alpha Mayoro et celle de El Hadji Omar en passant par Mawdo Malick et Seydou Nourou TALL s'abstenant de démentir l'histoire. Qu'Allah le garde plus longtemps parmi nous.

Il y avait aussi ce jour au premier rang les humbles Thierno Amadou Ibrahima DATT et Thierno Hamidou SY : que la terre de ce pays leurs soit légères. Il y avait toute la famille TALL au grand complet : Cheikh Amadou Moutar TALL, Cheikhou Oumar Mountaga Daha TALL, Cheikhou Oumar Amadou TALL, Bassirou TALL, Maky Habibou. Nourou TALL, Habibou Mountaga TALL, Saïdou Macky TALL, Hady Mountaga TALL, Hangibou TALL, Hassirou TALL, Saïdou Bassirou TALL, Nourou Lamine TALL, , Moutar Mountaga TALL, Maky Mountaga Daha TALL,  Seydou Mountaga Amadou TALL, Habibou Mountaga Amadou TALL, Maky Mountaga Amadou TALL, Bassirou Mountaga Daha TALL, Maky Mountaga TALL, Moustapha TOURE, Amadou TOURE, El Hadji Ousmane TOURE, Karamokho NDIAYE. Qu'ils trouvent ici esprimer toute notre reconnaissance et nos remerciements.

Dans ce même ordre d'idée je ne saurai mettre en veilleuse l'apport inquantifiable de ce rassembleur sans pareil qu'est mon ami le Docteur Moustapha TOURE. Cet homme courtois, discret et modeste qui en dépit de tous les honneurs et titres qu'il a eus dans sa vie est demeuré toujours attacher à ses amis d'enfance qu'ils soient plantons, chauffeurs ou huissiers de l'Assemblée Nationale. Il a toujours sacralisé l'amitié et cultivé en lui l'humilité. Il refusera jusqu'au bout le cloisonnement des classes qu'expliquent certainement ses origines profondément théocratiques de par sa branche maternelle qui fait de lui un descendant de Cheikh Oumar TALL. Il a servi de courroie de transmission et de trait d'union entre la famille Omarienne et les autres familles religieuses du pays telles que Touba, Médina Gounass, les Layénnes et des catégories coutumières comme les Lébous de Dakar pour avoir raffermi des relations qui étaient jusqu'ici en perte de vitesse et de chaleur, il a réussi à son actif le plus grand rassemblement de Marabouts du Fouta jamais réalisé de Djeïrba porte du département de Podor à Dembanekani limite du département de Bakel en passant par celui de Matam. Homme de confiance de Thierno Mountaga dont il a l'oreille. Moustapha TOURE sera à l'origine du plébiscite de celui-ci par tous les marabouts du Fouta comme leur seul et unique mandataire auprès du Président de la République Monsieur Abdou DIOUF lors d'une fameuse audience qu'ils leurs avait accordés. Ce choix porté sur Thierno Mountaga loin d'obéir à des calculs politiques, fait du Docteur TOURE le plus grand artisan des excellentes relations entre les Lébous symbolisés d'une part par Serigne Ndakarou et la doyen El hadj Moctar GUEYE et d'autre part le Khalifat de la famille d'Oumar. Les amis de Cheikh Oumar lui seront éternellement reconnaissant pour toute la diplomatie et le tact dont il a su faire preuve pour réaliser ce travail et réussir cette délicate mission.

Permettez-moi de faire cette réflexion sur la dynamique de fonctionnement de notre association qui a souvent suscité des controverses. Tous convergeront avec moi que les postes de responsabilités que nous tenons dans ce mouvement sont loin d'être une "Sinécure" d'autant plus que ces fonctions sont bénévoles et gratuites. Nous estimons avoir réussi notre mission et accompli notre devoir vis à vis des hommes et de l'histoire pour accorder de l'importance à ces "ôtes-toi que je m'y mette".

Ce ne sont ni les origines familiales ou géographiques ni la richesse ni les appartenances claniques ou de hiérarchies sociales qui déterminent le choix des membres de bureau. Les seuls critères de sélection et d'élection restent et demeurent être le travail bien fait, l'efficacité, l'expérience dans le travail, le pragmatisme, l'honnêteté et le dévouement sans condition à la cause et aux intérêts Oumariens. Je puis témoigner pour Dieu avec justice que tous les hommes qui sont la crème de ce mouvement intériorisent en eux ces qualités et s'attellent tant bien que mal et avec zèle à être digne de la confiance placés en eux. Et je crois qu'à y regarder de très prés sans leurs décerner illico un certificat de satisfecit, ils n'ont pas démérité mieux ils n'ont pas trop mal réussi la mission qu'on leur avait assignés pour mériter tant de scènes de calomnies, de rancoeurs, de rivalités, de jalousies de la part de nos frères avec lesquels nous partageons le même idéal Omarien. Mais nous ne pouvons pas réussir ni avoir ce que le meilleur de nous tous l'élu de Dieu le Prophète Mohamed (P.S.L) n'avait ni réussi ni eu à la Mecque et Médina, celui d'être combattu, vilipendé, calomnié, insulté et d'être couvert de quolibats et mensonges tantôt par des mécréants et hypocrites tantôt par ses propres partisans. N'a-t-on pas coutume de dire que seuls les meilleurs sont les plus haïs : Ce pourrait être le crédo de tous ceux qui dirigent. Cheikh Ahmadou Bamba Raddiya lahou Talla anehou implorait "Dieu" pour qu'il nous protège du jaloux de tout ennemi et du négateur sceptique". Voilà une réflexion très quintessenciée de cet homme de Dieu.

Qu'il me soit permis ici de remercier celui qui m'a demandé de témoigner car il pense plus que quiconque je suis à même en mesure de le faire peut-être le mieux placé, non pas parce que je revendique la paternité de l'idée mais parce que je porte sur mes frêles épaules une parcelle d'histoire non négligeable de cette exaltante aventure et un formidable capital de complicité nourri par plus de quinze ans d'intimité avec le vénéré et vénérable Thierno Seydou Nourou TALL Raddiya lahou talla anehou. Cette affirmation est d'autant plus facile à vérifier que nombres des acteurs et témoins d'hier et c'est heureux pour nous ; que Dieu en soit d'ailleurs loué sont encore vivants. Thierno Saïdou confiera quelques temps avant sa mort au professeur Pape KOITE qui était là pour le diagnostiquer devant témoin probe qui me le rapportera plus tard que la seule cause de son malaise était due à des mouvements d'âmes accentués par le stress d'avoir été séparé d'un de ses plus fidèles confidents.

Si choisir c'est renoncer pour paraphraser Paul VALERY je n'ai pas longtemps tergiversé pour choisir de servir la cause Omarienne que je considère d'ailleurs comme un "sacerdoce" en restant de marbre face à tous ces "qu'en dira-t-on"". C'est dire que l'option faite par Thierno Mountaga de me demander ma contribution se révèle d'autant plus necessaire, judicieuse et justifiés que les hommes passent mais leurs oeuvres restent pour servir de référence positive ou négative et d'exemple aux générations futures à la postériorité et à l'histoire.

Telle est ma modeste contribution qui ne saurait échapper ni à l'imperfection ni à l'infaillibilité domaine réservé d'Allah.

Si mémoire ne ment.

Souleymane WONE 
Né à Donaye-Tarédji en 1930 - Décédé à Dakar en 2003
                                                                                                                                                                                                    
« Ce témoignage a été fait en 1991 à la demande de Thierno Mountaga Tall et distribué à tous les                                                                           
membres, amis et sympatisants de l'association des amis de Cheikhou Oumar Foutiyou Tall ».

 Ousmane Wone  

                                                                                                                                                                                                                             Mai 2010


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Remarques & Suggestions




Reçu : 04/04/2013 23:15
Objet : mon papa

Commentaires : Khady wone c est mon papa aussi je l aime il me manque


Email : ma.maison.peinture@laposte.net





Reçu
: 30/12/2012 22:59

Objet : image

Commentaires : Merci Tall

Email : dieyeamadou888@yahoo.fr





Reçu
13/05/2012 20:49
Deha.       

Commentaires : Sulak Pauline dit :Michel, c'est la meilleure nlveuole de la de9cennie  Non seulement, je crois e0 votre vision et au miracle de la vie mais je sais que L'Impossible est aujourd'hui le minimum que l'on puisse faire, dire, envisager, reaver pour que tous les possibles s'actualisent enfin.L'impossible ainsi que vous le souhaitez est ce magnifique mouvement invisible qui accompagne le monde pour qu'e9crivent des eatres comme vous, pour que l'on cesse de croire pour mieux savoir, pour que le merveilleux soit simplement le possible de ce monde que nous laissons peu e0 peu entre les mains de nos enfants pour qu'ils sachent que les mots ont une e2me et que le coeur des Hommes bat dans le ventre des femmes Merci.

Email : warrensheating@verizon.net




Date: 14.02.2011 17:44:18
CIRE MBAYE
Objet : remarques
 
Commentaires : Cette forte personnalité que j'ai connue parce qu'elle m'a
couvert de son ombrage est un cavalier infatigable de la cause Omarienne.Il
m'a confié de son vivant deux defis qu'il s'était fixés:
-le premier: dépenser toutes ses forces jusqu'à la dernière energie pour le
rassemblement des fidèles musulmans pour fortifier l'oeuvre de Cheikh Omar
tall al foutiyou.
-le second : entreprendre par le travail la prise en charge de sa famille et
des déshérités.
Grand-pére vous avez rempli un contrat dans cette vie sur terre ; Que le bon
dieu benisse votre action et vous accorde LE PARADIS.
AMINE
 
Email : recimbay@yahoo.fr




Date: 13.02.2011 17:43:17
Cheikh Oumar sall diourbel
Objet : Agréable surprise

Commentaires : bonjour
quelle agréable surprise de tomber par hasard sur cette mine d'infos qui retrace un
peu la genése de la commemoration gamou annuelle de la famille oumaienne.

Merci pour ce témoignage et ce cours d'histoire pour nous la nouvelle génération.

Email : cheikhoumar@yahoo.com




elimane thiam 14/01/2011

c un tres joli temoignage de feu souleymane wone et cela permet de comprendre un peu le deroulement
depuis la genese des ahbabs de cheikhou oumar tall a nos jours et c tres instructif merci seydi wone.

site : elhadjomartall.e-monsite




marena 06/01/2011

j'aime bien étre membre de cette association qui me tient à coeur.Merci

site : elhadjomartall.e-monsite




abdourahmane thiam 28/12/2010

extraordinaire je reste sans voix apres lecture c superbe et
formidable monsieur wone etait un grand monsieur chapeau beau

site : elhadjomartall.e-monsite




mamoudou sy 25/12/2010

oui c vrai que j'ai connu souleymane wone et c'est un monsieur qui comme pas possible
s'est toujours investi pour la reussite et l'avenement du nom de tall et ce serait juste qu'a
titre posthume et sans hypocritie une hommage lui soit rendu pour tout le travail qu'il
a abattu et pour la humma et pour la famille tall

site : elhadjomartall.e-monsite